«Tout changement a besoin de prendre appui sur la prise en compte de la réalité existante. A l’inverse, le refus de la situation présente est, paradoxalement, une entrave au changement. Ce malentendu peut expliquer la chronicité de certaines douleurs ou addictions.» (J.-M. Benhaiem)

C’est sans doute l’un des plus grands paradoxes de la thérapie.

Lorsque l’on souffre d’insomnie, d’anxiété, d’une douleur chronique ou d’un comportement compulsif, notre premier réflexe est de lutter. Nous mobilisons toute notre volonté pour éradiquer le problème, corriger la trajectoire, forcer le changement.

Pourtant, plus on cherche à tout prix à changer, plus on fige la situation. La tension vers l’objectif crée un effort conscient qui maintient la fixation.

Pourquoi l’acceptation est-elle le préalable au mouvement ?

Parce que vouloir changer à tout prix sous-entend une guerre contre soi-même. On s’épuise à refuser l’état présent.

L’hypnose propose le chemin inverse :

  • Déposer les armes : Observer ce qui est là, sans chercher à le modifier immédiatement.
  • Accueillir la résistance : Laisser le corps et le système nerveux relâcher la pression du « devoir réussir ».
  • Créer de l’espace : C’est précisément au moment où l’on renonce à vouloir tout contrôler que les ressources inconscientes reprennent du mouvement.

Accepter de ne pas changer, ce n’est pas de la résignation. C’est faire une trêve avec soi-même pour permettre à quelque chose de neuf d’émerger.


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