En voyage à la Grotte Chauvet. Loin du cabinet – et pourtant en un sens au plus près du lointain tout proche dont il s’agit.

Entendre le battement de son propre cœur dans le silence de la grotte – ou de l’hypnose. Un vagabondage «à l’intérieur», dans les profondeurs. Vers des splendeurs enfouies. Découvrir, ou retrouver, des traces d’autrefois. Les puissances animales – la force des animaux et les pouvoirs de l’âme…

 «Erikson a interprété et compris, dans ce qu’il y a de plus simple et de plus extravagant, ce qu’est l’hypnose. C’est montrer, à quelqu’un qui veut se réveiller, ce qui ne fonctionne plus. C’est le lui montrer indéfiniment jusqu’à ce qu’il puisse se réveiller ! Le réveil à soi, à son propre élan vital. (…)il n’y a pas besoin d’inconscient. Il suffit de parler d’animalité humaine.» (François Roustang)



Et au fil du voyage, une autre lecture, comme un autre écho:

«Nous avions connu la vie avant que le soleil éblouisse nos yeux et nous y avons entendu quelque chose qui ne se pouvait voir ni lire.» (Pascal Quignard)