Pour accompagner les transitions, mettre les changements en mouvement.

Une autre façon de pratiquer ce qui se passe aussi dans une séance d’hypnose au cabinet: marcher le changement, être avec ce qui est là, entièrement, ouvrir des possibles, y voir plus clair, mettre ou remettre du mouvement dans ce qui en a besoin. L’art de ne rien faire – et quelque chose se passe.

François Roustang définissait l’hypnose comme une «écothérapie»: «elle réordonne l’ensemble de nos pensées, de nos sentiments, de nos activités en fonction de la réalité multiforme et des possibilités qui nous sont offertes. Elle n’exclut rien de nos faiblesses ou de nos forces, de ce qui nous est contraire ou favorable, de ce qui nous résiste ou nous accueille. Elle nous invite à nous mouvoir à l’aise et à entrer dans le fonctionnement des choses, à trouver le sens par lequel les objets et les choses doivent être traités pour le meilleur.»

Alors, pourquoi ne pas faire ça, parfois, en allant dehors, au milieu des «choses», faire l’épreuve sensible des multiples relations que nous entretenons avec notre environnement, cosmique, spirituel, social, «mental», et explorer les possibilités de nous situer convenablement dans ces contextes?

Je vous propose de se retrouver en petit groupe (4-8 personnes) et prendre du temps avec la forêt et la rivière, pour marquer la transition, le passage, dont il s’agit à ce moment de la vie. Une forme de «rite de passage».

Nous nous arrêterons à considérer ce que signifie ce passage, ou n’importe quel passage, à clarifier une intention pour ce moment, puis chacun, chacune, ira seul, seule, un moment, en se laissant guider par les sens, les éléments de la nature. Nous écouterons les histoires de ces «voyages», les laisserons résonner et miroiter, pour qu’elles révèlent la force et les enseignements qu’elles portent. Et nous verrons comment ramener ces ressources dans nos vies.

Et continuer.

Parce que être dehors, marcher sur la terre, sentir le vent sur le visage, peut-être se faire mouiller par la pluie, entendre le cri strident du milan, ou un corbeau qui appelle, et un autre qui répond, chacun posé au sommet d’un sapin, découvrir les traces d’un chevreuil dans la boue ou dans la neige, ou les marques des dents d’un castor sur un tronc… c’est la façon la plus simple et la plus directe de s’éprouver vivant. Animal.

Et c’est ça qui guérit.

Quand quelqu’un peut se réduire à l’état d’être vivant, à ce moment-là, il est déjà guéri. Parce qu’il se resitue dans son propre corps, ou par rapport à son propre corps, il se resitue par rapport à son milieu, il se resitue par rapport à son entourage, à son travail, à tout l’environnement. Ça suffit. (…) Moi, il me semble maintenant que l’essentiel, c’est de revenir à l’animisme. C’est-à-dire : nous sommes des vivants, tout est vivant, nous devons nous situer par rapport à ça. On retrouve la base de notre humanité, qui est le fait que nous sommes des vivants. Et ça suffit. (…) On entre dans un mouvement où toutes les choses peuvent communiquer les unes avec les autres. Ça nous donne l’impression d’un chaos, mais c’est simplement parce qu’il y a trop d’éléments qui puissent être saisis par l’intelligence discursive.

François Roustang

Informations pratiques:

Pour toute question ou besoin d’information, n’hésitez pas à m’appeler: 079 326 32 59

Ces «pas de transe» s’inscrivent dans le cadre des activités de l’association Rite de passage. Dans le même cadre, Carine Roth propose cette pratique à d’autres dates.

Ritedepassage.ch