Il est tout à fait possible de quitter sa maison pour une promenade dans l’air matinal et de revenir en étant une autre personne – fasciné, enchanté.

Mary Ellen Chase

Une autre façon de pratiquer ce qui se passe aussi dans une séance d’hypnose au cabinet: marcher le changement, être avec ce qui est là, entièrement, ouvrir des possibles, y voir plus clair, mettre ou remettre du mouvement dans ce qui en a besoin. L’art de ne rien faire – et quelque chose se passe.

François Roustang définissait l’hypnose comme une «écothérapie»: «elle réordonne l’ensemble de nos pensées, de nos sentiments, de nos activités en fonction de la réalité multiforme et des possibilités qui nous sont offertes. Elle n’exclut rien de nos faiblesses ou de nos forces, de ce qui nous est contraire ou favorable, de ce qui nous résiste ou nous accueille. Elle nous invite à nous mouvoir à l’aise et à entrer dans le fonctionnement des choses, à trouver le sens par lequel les objets et les choses doivent être traités pour le meilleur.»

Alors, pourquoi ne pas faire ça, parfois, en allant dehors, au milieu des «choses», faire l’épreuve sensible des multiples relations que nous entretenons avec notre environnement, cosmique, spirituel, social, «mental», et explorer les possibilités de nous situer convenablement dans ces contextes?

Cette proposition est inspirée de la «marche médecine», qu’on trouve dans de nombreuses traditions autochtones (le «walkabout» des aborigènes d’Australie, par exemple) et réintroduite dans notre culture moderne notamment par School of lost borders (où je me suis formé en 2024). Elle est tout à fait ajustée à ma pratique de l’hypnose en cabinet. Vous marchez, ou simplement restez assis, dehors, exposée aux éléments, à la terre, au ciel, aux rencontres, sans but, sans chercher à contrôler quoi que ce soit (ce n’est pas une excursion ou une randonnée, pour aller quelque part). Et cela induit en douceur un état de transe légère, où «l’esprit conscient» avec ses restrictions est comme mis au repos et où s’ouvre un accès aux ressources d’un esprit bien plus vaste – la sagesse et la force du monde naturel.

Je vous propose de se retrouver en petit groupe (3-6 personnes) et prendre du temps avec la forêt, le ciel, les pierres, les plantes, le vent, le soleil ou la pluie. Ce sera l’équinoxe d’automne, un bon moment, à l’équilibre de la lumière et de l’obscurité, pour s’arrêter sur les récoltes de l’été, et faire un tri. Et aussi remercier.

Comme pour une séance au cabinet, nous prendrons le temps de clarifier ce que vous venez chercher là, je donnerai quelques indications simples pour vous orienter dans cette pratique, puis vous irez, seul, seule, un long moment, en vous laissant guider par les sens, les éléments de la nature. Au retour, nous écouterons les histoires de ces «voyages», les laisserons résonner et miroiter, pour qu’elles révèlent la force et les enseignements qu’elles portent. Et nous verrons comment ramener ces ressources dans nos vies.

Et continuer.

Parce que être dehors, marcher sur la terre, sentir le vent sur le visage, peut-être se faire mouiller par la pluie, entendre le cri strident du milan, ou un corbeau qui appelle, et un autre qui répond, chacun posé au sommet d’un sapin, découvrir les traces d’un chevreuil dans la boue ou dans la neige, ou les marques des dents d’un castor sur un tronc… c’est la façon la plus simple et la plus directe de s’éprouver vivant. Animal.

Et c’est ça qui guérit.

«Quand quelqu’un peut se réduire à l’état d’être vivant, à ce moment-là, il est déjà guéri. Parce qu’il se resitue dans son propre corps, ou par rapport à son propre corps, il se resitue par rapport à son milieu, il se resitue par rapport à son entourage, à son travail, à tout l’environnement. Ça suffit. (…) Moi, il me semble maintenant que l’essentiel, c’est de revenir à l’animisme. C’est-à-dire : nous sommes des vivants, tout est vivant, nous devons nous situer par rapport à ça. On retrouve la base de notre humanité, qui est le fait que nous sommes des vivants. Et ça suffit. (…) On entre dans un mouvement où toutes les choses peuvent communiquer les unes avec les autres. Ça nous donne l’impression d’un chaos, mais c’est simplement parce qu’il y a trop d’éléments qui puissent être saisis par l’intelligence discursive.»

François Roustang

Ce que vous pouvez en attendre:

De la détente du corps et de l’esprit, de l’apaisement pour le «mental» agité; un espace libéré du ressassent de vos propres pensées et un sens plus vaste de soi, en connexion avec tout ce qui est; de la clarté sur vos choix de vie et votre cheminement; des perspectives nouvelles, en dehors de vos points de repères habituels; de la force, de la confiance, de l’énergie, de la vitalité, nourries par le lien avec la nature; un regain de légèreté et de joie de vivre. Et pourquoi pas même quelque chose comme l’expérience simple et bienfaisante de s’abandonner à l’inconnu, à un mystère qui nous soutient toujours (qu’on l’appelle «esprit inconscient» dans un cabinet d’hypnothérapie, ou d’autres noms ailleurs…).

Informations pratiques:

  • Date et horaire: lundi 21 septembre 2026 (lundi du Jeûne), 10 h – 15 h
  • Lieu: Jura Vaudois ou bois du Jorat (à définir selon la météo)
  • Prix: 100.- par personne (min. 3 personnes, max. 6). Payable à l’avance
  • Inscription par mail ou WhatsApp: 079 326 32 59
  • Accessible à toutes et tous, aucune difficulté particulière (quelques minutes de marche facile au départ et au retour, et entre deux vous adapterez vous-même!)
  • Prévoir des vêtements adaptés à la météo, et de quoi vous asseoir sur le sol (petite chaise pliable, tapis de sol)

Pour toute question ou besoin d’information, n’hésitez pas à m’appeler: 079 326 32 59