«Le voyage ne nous intime pas l’ordre de décider, il ne place pas notre conscience devant des choix qui feront de nous des êtres coupables, repentants, humbles ou obstinés – au point de nous conduire à douter de toute justice, au point de sentir notre vie comme un dédale sans issue, une épreuve maudite. Partir, c’est la délivrance – ô unique liberté qui nous soit restée! –, et il n’est besoin pour cela que d’un courage sans faille, chaque jour renouvelé…»
Annemarie Schwartzenbach, Où est la terre des promesses?