Espace hypnose

Enfin, l’hypnose ericksonienne est une autre façon de créer un «espace médecine», qui n’est pas sans rapport avec les méthodes des chamanes.

 


L’hypnose peut être présentée assez simplement comme un moyen d’établir une communication qui s’adresse directement à l’inconscient de la personne (en réalité une communication d’inconscient à inconscient), qui rend possible de mettre cette personne en contact avec des ressources dont elle a besoin pour changer quelque chose qu’elle veut changer maintenant.

Il ne s’agit réellement de rien d’autre que cela: changer, transformer ce qui doit être transformé pour «libérer la vie», pour accroître notre puissance et notre joie de vivre. Ce à quoi nous aspirons tous – «Je crois qu’il y a à l’intérieur des gens quelque chose de valeur qui a besoin d’être exprimé» (Milton Erickson) – et pour quoi nous avons tous les ressources nécessaires en nous-mêmes. L’hypnothérapeute ne fait ainsi à proprement parler rien, il n’est que le «guide» qui aide la personne à accéder à son propre pouvoir de changement, en créant un climat propice à susciter la croissance et les processus de transformation naturels: «Ce qu’il faut faire, c’est amener votre patient – comme vous le voulez, comme vous le pouvez – à faire quelque chose», ou encore: «C’est le patient qui fait la thérapie. Le thérapeute fournit seulement le climat, le temps. C’est tout. Le patient doit faire tout le travail» (Milton Erickson).
Que le changement visé soit l’arrêt de la consommation de tabac, la diminution ou la suppression de la douleur ou la résolution d’un traumatisme qui «bloque» le potentiel de vie ne fait à cet égard pas de différence fondamentale.

«Nous pouvons, par l’expérience, réaliser que la «réalité» est beaucoup plus riche et plus vivante que ce qu’il nous est souvent donné de ressentir; qu’il y a un espace intérieur vaste et profond («l’inconscient») que l’on peut explorer en toute sécurité pour des profits thérapeutiques; et qu’une formidable intelligence existe en nous et autour de nous, bien au-delà de l’intellect désincarné avec lequel nous nous identifions trop souvent. Nous pouvons réaliser qu’il n’y a pas lieu de redouter les problèmes; que les blessures sont des ouvertures sur une conscience plus profonde; que les symptômes et les expressions non rationnelles d’autrui peuvent être considérés comme des tentatives naturalistes de guérir; et que les revers et les défis de la vie sont de formidables occasions d’apprendre et de guérir.»  (Stephen Gilligan, étudiant de M. Erickson)

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