En crise? Changer!

Il y a crise lorsque l’ancien monde meurt et que le nouveau ne peut pas naître. (A. Gramsci)

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Nous sommes très nombreux à connaître des moments, ou même un état durable, de crise intérieure : enfermés dans un passé qui nous encombre et impuissants à donner naissance à un avenir dont néanmoins nous nous sentons porteurs. Nous pouvons sentir comment ce que nous appelons « notre vie », domestiquée et réduite à la survie résignée et triste, nous ennuie, voire nous tue, plus ou moins vite, alors qu’en dedans se débat, plus ou mois fort, une exigence de « vraie vie », sauvage et joyeuse.

Parfois, il se peut que cette impuissance à vivre nous désespère. Mais il arrive aussi que s’ouvre un chemin de libération et de transformation, qui nous conduit à un espace de joie de vivre.

Nombreux sont celles et ceux, dans de multiples traditions, qui nous indiquent ces chemins de libération de la vie. La conviction qui sous-tend les différentes formes d’accompagnement que je propose ici est que les ressources nécessaires à cette libération se trouvent en chacune et chacun, et qu’il est possible d’apprendre à les reconnaître et les activer. Aussi bien en suivant les traces laissées par ceux qui nous ont précédés qu’en inventant nos propres sentiers.

L’enjeu essentiel de toutes ces démarches consiste à renouer avec notre force intérieure, notre énergie vitale, et avec la sagesse inscrite en nous comme un savoir que nous abritons sans l’avoir jamais appris. Ce sont ces ressources-là qui nous permettront de retrouver ce dont le monde d’aujourd’hui a le plus besoin : notre autorité intérieure, la « confiance en soi », la puissance sur notre vie, l’obéissance à l’appel impérieux qui s’élève du coeur du silence tranquille qui nous habite. Pour devenir des femmes et des hommes qui se mettent en marche, peut-être sans savoir autrement que par une sorte d’intuition secrète et inébranlable où nous allons, mais aussi affranchis de ce sentiment paralysant d’être perdus et d’avoir besoin de suivre une autorité extérieure.

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« Libérer la vie » signifie donc devenir les créateurs inspirés de nos vies. Naviguer au vent de ce qui nous fait vibrer. Etablir, enfin, notre campement au pays de notre âme. Pour vivre dans la joie.

 

L’humanité génère mille manières de souffrir et au sein même de la prospérité salvatrice, un mal-être sournois mine des âmes en quête de sens. Notre vanité démiurgique, prométhéenne, de transgression en transgression contre la nature, ses évidences et l’intelligence universelle dont elle témoigne, nous a installés dans une profanation d’envergure planétaire, et nous sommes à présent sommés de changer pour ne pas disparaître. La crise est sans aucun doute à débusquer d’abord en nous-mêmes, et par conséquent à résoudre en ce lieu intime où doit s’opérer notre propre changement, pour que change le monde, sous l’égide d’un sacré libre de toute sujétion, et seul en mesure de nous ouvrir au respect de toute forme de vie et à l’enchantement du monde. (Pierre Rabhi)

Comment faire?