Changer

Il y a crise lorsque l’ancien monde meurt et que le nouveau ne peut pas naître. (A. Gramsci)

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Nombreux sont celles et ceux, dans de multiples traditions, qui nous indiquent des chemins de libération de la vie, vers des espaces de joie de vivre. La conviction qui sous-tend les différentes formes d’accompagnement que je propose ici est que les ressources nécessaires à cette libération se trouvent en chacune et chacun, et qu’il est possible d’apprendre à les reconnaître et les activer. Aussi bien en suivant les traces laissées par ceux qui nous ont précédés qu’en inventant nos propres sentiers.

L’enjeu essentiel de toutes ces démarches consiste à renouer avec notre force intérieure, notre énergie vitale, et avec la sagesse inscrite en nous comme un savoir que nous abritons sans l’avoir jamais appris. Ce sont ces ressources-là qui nous permettront de retrouver ce dont le monde d’aujourd’hui a le plus besoin : notre autorité intérieure, la « confiance en soi », la puissance sur notre vie, l’obéissance à l’appel impérieux qui s’élève du cœur du silence tranquille qui nous habite. Pour devenir des femmes et des hommes qui se mettent en marche, peut-être sans savoir autrement que par une sorte d’intuition secrète et inébranlable où nous allons, mais aussi affranchis de ce sentiment paralysant d’être perdus et d’avoir besoin de suivre une autorité extérieure.

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« Libérer la vie » signifie donc devenir les créateurs inspirés de nos vies. Naviguer au vent de ce qui nous fait vibrer. Etablir, enfin, notre campement au pays de notre âme.

Pour cela, ce qui est proposé ici est une contribution à l’ouverture d’espaces de transformation – ce que j’appelle des «espaces-médecine».

La crise est sans aucun doute à débusquer d’abord en nous-mêmes, et par conséquent à résoudre en ce lieu intime où doit s’opérer notre propre changement, pour que change le monde, sous l’égide d’un sacré libre de toute sujétion, et seul en mesure de nous ouvrir au respect de toute forme de vie et à l’enchantement du monde. (Pierre Rabhi)